Charente maritime – Grenade (Partie 6)

Jeudi (18 avril), départ comme la veille avec du soleil et un léger vent qui nous pousse. Comme la veille il fait assez froid pour nos premiers kilomètres. Nous amorçons une quarantaine de kilomètres de descente jusqu’à Loranca de Tajuña en longeant le Rio de Tajuña.  Aucune difficulté si ce n’est que celle de tenir sur le vélo.
Après un petit arrêt, nous nous trouvons devant la difficulté du jour, 3 km de montée avec un pourcentage de 5 à 9 %. Mon compagnon de route, patiemment, monte à son rythme …
Je dois dire qu’à le voir ainsi dans ces difficultés je ne sais pas quoi penser : est-il sot ou courageux ? Nous voilà partis depuis quinze jours. Nous avons parcouru près de 1000 kilomètres avec certains jours de fameux dénivelés sur notre route. Si mon assistance électrique me permet de franchir chacune de ces difficultés sans souci je vois mon compagnon de route transpirer à grosses gouttes.

Itinéraire champêtre pour rallier notre logement du jour

Nous arrivons à Pioz … pas moyen de s’y restaurer. Nous devons parcourir encore quelques kilomètres pour trouver un restaurant à Pozo de Guadalajara. Nous y prenons le menu du jour : paella, scampis grillés accompagnés d’une salade et bien entendu le pain, le vin et l’eau compris pour 29 € pour deux personnes ! Décidément les prix pratiqués sont vraiment différents de ceux que nous connaissions en début de parcours dans les restaurants français.
Nous rejoignons ensuite à travers les champs notre logement du jour.
Un Airbnb trouvé dans un coin où il n’y a pas de concurrence. Notre logeuse, juste ce qu’il faut de sympathie nous montre notre petite chambre (où le wifi ne fonctionne pas) et la salle de bain. Heureusement la terrasse vaut la peine ; nous y souperons le soir.
Nous venons d’atteindre nos 1000 kms.

Vendredi (19 avril), c’est sans regret que nous quittons ce logement. Bon, notre logeuse était sans doute timide face à deux beaux gars venus du Nord, ce qui justifiait sans doute son accueil glacial. La route descend vers Ambite où nous retrouvons la Via verde del Tajuña que nous empruntons jusqu’à Carabaña.
Nous bifurquons en grimpant par la via verde de los 40 dias pour passer de la vallée du Tajuña à celle du Tage, le plus long fleuve espagnol. Une montée progressive d’une dizaine de km sera la seule difficulté du jour.

La Via verde del Tajuña

Nous quittons la voie verte, franchissons le Tage et retrouvons déjà notre logement du jour : Ballestar Hotel Bar & Grill. Un charmant accueil nous convainc d’y déposer nos sacs. Peu de difficulté sur notre itinéraire du jour, nous profitons de cet arrêt pour nous reposer et prendre un bon repas dans le restaurant de l’hôtel.

Le coucher de soleil nous laisse penser qu’une fois de plus la météo du lendemain sera idéale pour nous accompagner dans notre périple.

Samedi (20 avril), Nous quittons notre hôtel après un bon petit déjeuner espagnol. Notre itinéraire du jour passe par des petites routes sans aucune circulation et des chemins déserts. Un régal pour les cyclistes.  Après quelques kilomètres nous entrons dans la province de Castille-la Manche, nous roulons sur les traces de Don Quichotte, itinéraire que nous suivrons durant ces deux jours.

Après 70 kilomètres nous arrivons à Villacañas, ville étape du jour.

A notre arrivée, nous entendons la musique qui survole la ville. Villacañas est en fête ! Nous y trouvons notre hôtel, au pied duquel se déroule la fête du jour. Musique, danse, femmes, enfants et hommes en habits traditionnels. L’ambiance générale nous indique que nous nous approchons de l’Andalousie. C’est avec plaisir que nous nous mêlons à la fête. Lorsque nous rejoignons notre hôtel, la fatigue accumulée a raison de nous, malgré la fête qui se poursuit sous nos fenêtres nous nous endormons.

Aujourd’hui, dimanche (21 avril), nous quittons Villacañas pour Manzanares. Une fois de plus le parcours emprunté est sublime, la météo aussi. Nous retrouvons sur notre route quelques moulins à vent perchés sur de lointaines collines. Tout au long de l’itinéraire du jour les coquelicots envahissent les bords de route et les champs environnants.
C’est avec un petit vent contraire que nous rejoignons Manzanares.

Cette petite ville nous charme par quelques uns de ses atouts dont la plaza de la Constitución, le  Castillo de Pilas Bonas, le Gan Teatro et ses petites rues étroites.
Nous entreprenons de parcourir un tour de la ville avant de rejoindre notre hôtel.