Lundi (22 avril). L’itinéraire que nous avions prévu ne nous permet pas de trouver un logement en fin d’étape. Nous nous organisons pour dévier quelque peu de notre tracé initial pour trouver un hôtel dans le petit village de Puebla del Príncipe. Si notre parcours s’est un peu allongé, rien de bien difficile pour cette septantaine de kilomètres. Nous avons trouvé de nombreux chemins de pierres et des petites routes pour y arriver. La seule difficulté du jour fut de monter jusqu’au village étape.
Jeudi (18 avril), départ comme la veille avec du soleil et un léger vent qui nous pousse. Comme la veille il fait assez froid pour nos premiers kilomètres. Nous amorçons une quarantaine de kilomètres de descente jusqu’à Loranca de Tajuña en longeant le Rio de Tajuña. Aucune difficulté si ce n’est que celle de tenir sur le vélo. Après un petit arrêt, nous nous trouvons devant la difficulté du jour, 3 km de montée avec un pourcentage de 5 à 9 %. Mon compagnon de route, patiemment, monte à son rythme … Je dois dire qu’à le voir ainsi dans ces difficultés je ne sais pas quoi penser : est-il sot ou courageux ? Nous voilà partis depuis quinze jours. Nous avons parcouru près de 1000 kilomètres avec certains jours de fameux dénivelés sur notre route. Si mon assistance électrique me permet de franchir chacune de ces difficultés sans souci je vois mon compagnon de route transpirer à grosses gouttes.
Ce mardi (16 avril), nous quittons ce logement sommaire pour trouver un bon café accompagné de ce toast sauce tomate qui se sert dans de nombreuses familles espagnoles au petit déjeuner. Ce repas nous revigore. Nous quittons la ville par une petite route qui serpente dans un décor de western en longeant le Rio Jalón. L’étape du jour n’est pas bien longue. Cependant comme pour chacune de nos journées quelques petits dénivelés s’offrent à nous.
Le vendredi (12 avril), nous partons de notre auberge pour le cœur de la ville où nous prenons notre déjeuner en compagnie de deux Madrilènes bien sympas qui parcouraient quelques étapes du chemin de Compostelle. Après ce petit déjeuner nous retrouvons des routes et des chemins de pierres qui serpentent entre les champs d’asperges, d’épinards, d’oliviers et d’amandiers. Au bord des chemins, les odeurs du thym sauvage se mélangent au parfum des genêts. Nous longeons ensuite l’Ebre durant plusieurs kilomètres avant d’arriver à Funès, ultime village avant Ricón de Soto.
Lundi (08 avril), une belle étape nous attendait avec, à Bayonne, l’entrée dans le Pays basque. Les premiers kilomètres ont été rapidement avalés jusqu’à Bayonne. A l’entrée de la ville, j’ai été contraint de faire demi-tour car arrivés à Boucau, un tronçon de la Vélodyssée passait par un chemin forestier. Arrivés au bout, nous nous sommes retrouvés face à un étang. Vestige des dernières inondations celui-ci avait envahi le chemin. Pas moyen de le contourner. Mon compagnon de route, s’est mis à le traverser sur une centaine de mètres pour retrouver un peu plus loin l’asphalte de la voie verte. Pour ma part, je ne tenais pas à noyer mon moteur … donc retour en arrière pour prendre un autre chemin. Nous nous sommes retrouvés quelques kilomètres plus loin.
Nos étapes françaises (Royan – Saint-Jean de Luz).
Nous avons rejoint la Charente Maritime en voiture. Pour nos premiers kilomètres, le mercredi 03 avril, la météo n’était pas au beau fixe : pluie et vent s’étant invités au voyage. Avec nos capes, tels des voiliers nous étions repoussés par un vent violent tout au long de nos 35 premiers kilomètres. A Royan nous avons franchi la Gironde en prenant le bac pour retrouver sur l’autre rive le vent et la Vélodyssée; la pluie étant restée de l’autre côté de l’embouchure. Après nos 65 premiers kms, nous avons rejoint notre premier lieu d’hébergement : un camping à Montalivet. Top accueil, bon petit souper, top douche et top dodo chacun dans sa tente. Le jeudi (04 avril) nous avons parcouru près d’une centaine de kilomètres pour rallier le bassin d’Arcachon à Arès. Nous sommes passés par Hourtin où, quelques années auparavant, nous étions allés en vacances avec nos familles. Dès la moitié de matinée, le soleil s’est montré généreux. Il allait nous accompagner jusqu’en fin de semaine.
Il y a quelques années, un de mes amis et moi-même avions rêvé de rejoindre nos enfants qui habitent en Charente Maritime pour l’un et en Andalousie pour l’autre. Les aléas de la vie nous ont amenés à modifier ce projet et diviser ce voyage en deux parties. La première partie de ce voyage, j’ai pu l’effectuer avec un autre ami en 2019. J’ai eu l’occasion de décrire ce voyage, dans l’article « Du tumulus à l’Atlantique ». Il me restait à effectuer la deuxième partie au départ de la Charente Maritime pour rejoindre Grenade en Espagne. J’ai retrouvé l’ami avec lequel ce projet était né pour accomplir ce beau périple. Nous avons opté pour un départ au mois d’avril (2024) lorsque la météo commence à être plus clémente dans le Sud de l’Europe sans avoir à subir des températures trop pesantes.
Après un périple de 1600 km à vélo entre La Rochelle et Grenade nous voilà arrivés à destination. Nous ne souhaitions pas faire le trajet de retour à vélo. Il suffit de prendre le train pour rentrer, me direz vous ! Oui c’est évident, c’est une bonne manière de réduire notre empreinte carbone ! De plus vous êtes pensionnés … vous avez bien le temps ! Cependant comme j’en parlais déjà en 2020 (lire l’article), quatre années plus tard, les trains ne permettent toujours pas de voyager aisément avec un vélo non démonté.
C’est une première pour moi en tant que membre de la Margelle (BW) de participer à une organisation de la FFBC Vélo-Liberté en compagnie de 4 amis de notre entité (Michel, Jean, Jean-Pierre et Luc). Je profite surtout de l’occasion qui m’est donnée d’enfin réaliser un séjour à l’étranger ; mes enfants en vacances scolaires pouvant s’occuper de mon épouse. Le rendez-vous est fixé au centre de vacances Léo Lagrange de Vaison la Romaine à partir de 17 h le samedi 21 octobre. Nous sommes chaleureusement accueilli par Frédérix Coulon, responsable voyages et séjours FFBC et sa compagne Bélinda.
Les gernouilles lassées de se sentir espionnées par leur moitié, (fini les féménicides hahaha), ont décidé de se chercher un Charlie pour accompagner ces drôles de dames qui s’en vont vers Beaumetz pour y serrer dans leurs bras la mamy de là-bas en regrettant que papy n’y soit plus.
Vous souhaitez rouler à vélo occasionnellement. Pourquoi ne pas rejoindre La Margelle. Vous aurez toujours des propositions de randonnées à votre niveau. Contactez-nous.